les contes de ma mère l'Oye

 

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Autrement Classique Quatuor Anches Hantées Les contes de ma mère l'Oye

Un soir, une petite fille qui ne veut pas dormir tombe la tête la première dans son livre, les Contes de ma Mère l’Oye. Fort heureusement avec son fidèle ours en peluche, grognon mais réconfortant ! Au fil des pages, elle croise la Belle au Bois dormant, trouve refuge dans le château de la Bête, rencontre le Petit Poucet et ses frères, et modifie le cours de leurs histoires… 

Grâce au talent du quatuor Anches Hantées et du comédien Jean Manifacier, ce conte devient aujourd’hui un spectacle musical vivant, pour faire rêver les enfants et ceux qui le sont restés.

Sur un texte original d’Elodie Fondacci 

Mise en scène : Jean Manifacier
Direction artistique : Quatuor Anches Hantées /Jean Manifacier et Sophie Marilley
Producteur : QAH
Création lumières : Philippe Arbert
Avec le QAH et Jean Manifacier, comédien

Quatuor Anches Hantées

QUATUOR

ANCHES HANTÉES

Jean Manifacier

le regard du metteur en scène 

Il était une fois, il y a bien des années, c’était au début du siècle dernier, un réalisateur russe qui s’appelait Ladislas Starewitch. Dans son premier long métrage, il nous racontait à l’aide de marionnettes et de bouts de chiffons une très vieille histoire populaire, « le roman de renard ». Il n’avait fait jusque-là que des films muets, c’était son premier film d’animation sonore. C’est bien le terme qui était employé à l’époque. Film d’animation sonore, pas parlant. C’est-à-dire que si des dialogues existaient entre les différents personnages, ils étaient le plus souvent réduits à leur portion congrue. C’est la musique qui tenait la vedette dans ce film aux côtés des marionnettes. 

L’expressivité musicale est magistralement portée par la dynamique gestuelle des pantins de chiffons et il n’est nul besoin de longs dialogues pour comprendre avec précision les situations et l’état intérieur des protagonistes. Tout ici gagne en clarté, le conte et la musique, chacun se mariant à l’autre dans une parfaite harmonie. Il suffit de se laisser porter par le rythme du récit et chaque spectateur y trouve son compte sans jamais rien perdre de la musique ni de l’action. 

C’est ce que nous nous sommes appliqué à construire dans cette version inédite de « Ma mère l’Oye : Voyage au Pays des Contes ». Une narration construite sur le rapport que la musique doit entretenir avec la voix mais surtout avec le corps de l’acteur. La musique est une pulsation dans laquelle le corps se coule et trouve sa place. Elle devient le miroir de l’expression des personnages. De ce fait, la narration transcende les barrières du langage, devient signe et, au même titre que la musique, expression universelle. 

L’acteur se distingue ici par sa liberté d’improvisation et sa technique d’incarnation du personnage tirée de sa pratique du théâtre. Ainsi, il se rapproche davantage du mime ou du clown. 

Dans cette création collective, nous avons voulu que la musique et l’image aient une place centrale afin d’explorer d’autres sensations, de déclencher d’autres vibrations et atteindre par là même un public toujours plus large. 

Jean Manifacier

autrement

classique