LES MUSICIENS

Emmanuel Balssa

Violoncelliste et violiste, Emmanuel Balssa a étudié le violoncelle avec Maurice Gendron, le violoncelle baroque avec Richte van der Meer (Conservatoire Royal de La Haye) et la viole de gambe avec Wieland Kuijken (Conservatoire Royal de Bruxelles). Membre des Arts Florissants, de l’Orchestre du 18ème siècle et du Bach Collegium Japan, Il se produit

également régulièrement en récital et en musique de chambre principalement avec le pianiste Rémy Cardinale et l’ensemble L’Armée des Romantiques (enregistrement du Quintette de C. Franck en 2016 pour les éditions L’Autre Monde).En 2004, il a enregistré avec Bertrand Cuiller et Alix Verzier, six sonates pour violoncelle et basse continue de S. Lanzetti pour la firme Lindoro à Séville et le concerto de CPE Bach en la mineur avec l’ensemble Il Gardellino en 2013 (Accent).Il enseigne le violoncelle baroque au CNSMD de Lyon et la viole de gambe et le violoncelle baroque à l’ESMUC (Escola Superior de Música de Catalunya) de Barcelone.

 

Eric cerantola

Il développe très tôt une grande passion musicale pour le lied, la mélodie et la musique de chambre. Après de brillantes études de piano auprès de Céline Volet au Conservatoire de Fribourg et d’Harry Datyner au Conservatoire de Genève (Master de soliste) il se perfectionne comme accompagnateur auprès d’Irwin Gage au Conservatoire de Zürich. 

 

Il suit également les cours de György Sandor à  Assises, et de Ricardo Castro. Lauréat de la Bourse Migros et de la Fondation Ernst Göhner, il remporte avec la violoniste Caroline Baeriswyl, le Prix Maurice Sandoz. 

Eric Cerantola réalise plusieurs enregistrements pour le Théâtre des Osses, la Radio Suisse Romande, et participe à  l’enregistrement du film Forever Mozart de Jean-Luc Godard. Il crée en outre diverses musiques de scène de la compositrice fribourgeoise Caroline Charrière. Cette collaboration l’amène à rencontrer la cantatrice Brigitte Balleys avec laquelle ils remettront au goût du jour des mélodies oubliées de Mel Bonis, Stirlin-Vallon.

 

​Ensemble ils créeront également un cycle de mélodies du compositeur Jean-François Michel sur des textes d’Anne Perrier ; se joindra alors au duo, l’actrice et écrivaine Mousse Boulanger pour une série de concerts autour de poètes tels que Jean Cuttat, Jean Binet.

Très demandé, il accompagne des chanteuses et des chanteurs de renommée tels que Jörg Dürmüller, Philippe Huttenlocher, Michel Brodard, Brigitte Fournier, Sophie Marilley et Valérie Gabail, avec une subtile capacité d’adaptation et de création.

 

​Éric Cerantola fait également partie du quintette à vents Mélini et occupe le poste de professeur de piano au Conservatoire de Fribourg. Il est également accompagnateur des classes professionnelles de chant de Jeannette Fischer, Christian Immler, Hiroko Kawamichi, Stephan Macleod et Jörg Dürmüller à la Haute Ecole de Musique de Lausanne.

 

Aline Bartissol

Jeune élève du CNSM de Paris, c’est avec Pascal Devoyon, Marie-Françoise Bucquet et Jean Koerner qu’elle développe une musicalité et une virtuosité qui lui vaudront de nombreux premiers prix. Ces fondations ainsi posées, sa démarche ne cessera de s’enrichir. Ses premiers pas de soliste se feront en compagnie de l’Orchestre de Bretagne, au Festival Piano en Saintonge, à la Maison Debussy ou encore au Festival Berlioz.
Ayant grandi au cœur d’une famille de musiciens, elle explore dès son plus jeune âge le répertoire de la musique de chambre, développant ainsi un goût particulier pour l’écoute et le partage. De rencontres en rencontres, son répertoire s’élargit et l’amène tout naturellement à se produire aux festivals de Vaison-la-romaine, au Mai musical de Talant, aux Archives nationales de Paris, aux Musiques en Eurorégion, au Festival de Toulouse les Orgues, ou au sein de l’Orchestre Lamoureux. 
Désormais musicienne reconnue mais aussi pédagogue recherchée, Aline Bartissol continue d’explorer et de transmettre son art. Jean-Claude Pennetier, Maria-Joao Pirès, Leon Fleisher ne s’y sont pas trompés en la qualifiant d’artiste aussi sensible qu’exigeante et dont le jeu est empreint d’une sincère émotion et d’une vraie intériorité.

 

L'armée des romantiques

C'est sous la bannière de l'Armée des Romantiques que se sont rassemblés des compagnons fidèles tels que la soprano Magali Léger, le baryton Alain Buet, le violoncelliste Emmanuel Balssa, le pianiste Rémy Cardinale, les violonistes Shunske Sato, Girolamo Bottiglieri, Raya Raytcheva, l’altiste Caroline Cohen-Adad, le clarinettiste Lorenzo Coppola… Cette Armée bien singulière a pour ambition de réinterpréter les chefs d’œuvres de la musique de chambre du XIXe  siècle sur instruments historiques, en repositionnant cette musique novatrice dans le contexte intellectuel et artistique de l’époque.

 

 Les programmes des concerts de l’Armée des Romantiques visent à restituer l’atmosphère d’effervescence, de découverte et les débats passionnés qui animèrent tout le XIXe siècle. Dans cet esprit, le concert donne lieu à des commentaires et des explications par les interprètes sur le contexte historique, les partitions et les instruments, favorisant une écoute instruite entre les musiciens et le public.

 

 L’Armée des Romantiques affirme son engagement pour l’interprétation sur instruments historiques qui s’avère être la seule réponse crédible pour rendre la modernité des œuvres jouées. Notre pratique régulière des instruments anciens nous amène à nous interroger sur l’héritage transmis par le XXème siècle. Leurs sonorités, leurs couleurs, leurs dynamiques, bousculent nos propres habitudes et certitudes sur l’interprétation des œuvres. Ce nouveau prisme sonore qu’offrent les instruments anciens, réactive notre écoute, bouleverse nos attentes et redonne une nouvelle jeunesse à un répertoire parfois figé dans le temps.

 

 L'Armée des Romantiques est convaincue de l'importance qu'il y a de donner un autre sens à notre art. Les dérives actuelles que sont l'ultra médiatisation, le culte de la personnalité, la logique des modes, sont autant d'artifices qui nous empêchent de repenser l'art d'une manière sereine. La subversion à laquelle nous appelons, passera par une autre façon d’aborder le concert et par là, rendre l’écoute plus active, plus passionnée, plus joviale, plus réfléchie… Gageons que notre envie rende notre art un peu plus désirable pour le plus grand nombre.

 

 L'Armée des Romantiques se trouve actuellement en résidence à la Fondation Singer-Polignac à Paris et à l'Académie Bach à Arques-la-Bataille.

 

Sophie Marilley

est née à Fribourg, en Suisse. Après ses études dans sa ville natale, elle est en 2002 lauréate du Concours International du Belvédère à Vienne.

 

​Elle débute sa carrière à l'Opéra de Fribourg, puis, en 2001, entre dans la troupe de l’Opéra d’Osnabrück, où elle interprète de nombreux rôles-clé de sa tessiture. De 2006 à 2011, elle rejoint la troupe du Staatsoper de Vienne et y aborde des rôles tels que Cherubino (Le Nozze di Figaro), Meg Page (Falstaff), Stéphano (Roméo et Juliette), Nicklausse (Les Contes d'Hoffmann), Siebel (Faust) au côté de Roberto Alagna.

 

De 2011 à 2018 en troupe au Staatsoper de Stuttgart, elle y aborde de nouveaux rôles: Ruggiero (Alcina), , Donna Elvira (Don Giovanni), Der Komponist (Ariadne auf Naxos), Octavian (Der Rosenkavalier). 

En outre, Sophie Marilley s'y est largement distinguée dans le rôle-titre d'« Il Vologeso » du compositeur Niccolò Jommelli.

Une captation de l’œuvre est parue en 2018 chez Naxos. Elle reprendra le rôle de Donna Elvira ce printemps à l’Opéra du Rhin.

 

Elle est invitée sur de nombreuses scènes européennes, dont le Theater an der Wien, le Volksoper de Vienne, l’Opéra de Lisbonne, l’opéra de Montecarlo (Niklausse dans les Contes d’Hoffmann aux côtés de Juan Diego Florez), l’Opéra du Rhin (Le renard dans "La petite renarde rusée" de Janacek et en juillet dernier Donna Elvira dans Don Giovanni de Mozart), la Monnaie de Bruxelles’où elle rencontre un grand succès critique dans les rôles de Cherubino dans Les Noces de Figaro et du Prince dans Cendrillon de Massenet. Active aussi dans le répertoire contemporain, elle crée le rôle de Elvire dans Erdbeben.Träume de Toshio Hosokawa à l’Opéra de Stuttgart ainsi que celui de Lady Macbeth dans « Macbeth Underworld » de Pascal Dusapin à La Monnaie en septembre 2019.

 

Au disque, elle a enregistré le rôle principal de Elle de l'Amour masqué (André Messager) avec l'Orchestre d'Avignon sous la direction de Samuel Jean pour les Editions Acte Sud, enregistrement élu "coup de cœur" sur France Musique, et récompensé par la mention « Révérance » dans L’Avant-scène Opéra. Elle a chanté sous la direction de chefs d’orchestre tels que Bertrand de Billy, Adam Fischer, Christophe Rousset, Hervé Niquet, Jérémie Rohrer, Sylvain Cambreling, Alain Altinoglu… En dehors de ses engagements à l’opéra, Sophie Marilley enseigne le chant et se produit régulièrement en récital. Un enregistrement de mélodies de Maurice Ravel (pour le label Brilliant) témoigne de son affinité pour ce genre.

 

Rémy Cardinale

Pianiste, pianofortiste, soliste et chambriste, Rémy Cardinale est un musicien extrêmement curieux des musiques et répertoires de toutes les époques. Il a développé un goût particulier pour l’interprétation des œuvres sur instruments historiques.

 

Il reçoit au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris les enseignements de Ventsislav Yankoff, Pascal Devoyon, Christian Ivaldi et Ami Flammer où il obtient un Premier Prix de piano et un Premier Prix à l’unanimité de musique de chambre. Il effectue un cycle de perfectionnement de musique de chambre avec le trio Pantoum et entre dans la classe de préparation aux concours internationaux de Jean-Claude Pennetier et travaille alors à l’occasion de master classes avec Paul Badura-Skoda, György Sebök, Leon Fleisher, Charles Rosen, Malcolm Bilson, Veronika Hagen, Valentin Erben. Il est membre fondateur de l’ensemble L’Armée des Romantiques

 

Brigitte Balleys

Elle est née dans le Valais en Suisse. Après des études à Sion et à Berne, une carrière internationale commence grâce à deux premiers prix, dont un spécialement pour son interprétation de la mélodie, au concours de chant Benson & Hedges à Londres.

 

Elle débute dans Cherubino des Nozze di Figaro de Mozart au Staatsoper de Vienne sous la direction d’Eric Leinsdorf.

 

A l’opéra, elle est tour à tour Oktavian (Der Rosenkavalier), Idamante (Idomeneo), Dorabella (Cosi fan tutte), Zerlina (Don Giovanni), Nerone et Ottavia (Couronnement de Poppée) Charlotte (Werther), Pénélope (Retour d’Ulysse), Isadora (Le Fou de Landowski), sans oublier Carmen etc...

 Passionnée par le lied et la mélodie, elle mène une intense activité dans le domaine du concert et du récital.

 

ELENA BAYEUL-GERTSMAN

Elena étudie la musique dès son plus jeune âge au Conservatoire de Dniepropetrovsk en Ukraine et intègre ensuite à l’Académie Gnessins de Moscou en musicologie où elle obtient un Master avec mention sur le thème du « Prélude non-mesuré pour le clavecin dans la musique française des XVII /XVIIIe siècles ». Son attrait pour les instruments anciens et le clavecin la mène ensuite à l’Académie de musique de Prague avec Giedre Luksaité-Mrazkova (clavecin) et Vaclav Luks (basse-continue) où elle obtient le Diplôme Supérieur d’Études Musicale et le Certificat d’Aptitude pédagogique. Elle étudie ensuite, en France avec Ilton Wjuniski au Conservatoire Claude Debussy à Paris et remporte en 2003 le 1er Prix de clavecin de la Ville de Paris et le 1er Prix de clavecin du CNR de Paris.

Elena poursuit ses études au département de musique ancienne du CNR de Paris avec Noëlle Spieth (clavecin) et Fréderic Michel (basse-continue) et obtient le Diplôme d’Etudes Musicales Supérieures en 2007. Elle se perfectionne ensuite auprès de Christophe Rousset dans le cadre de nombreuses master-classes en France, Suisse et Italie. Elena est actuellement professeur titulaire d’enseignement artistique (clavecin) au conservatoire de musique “Marne et Chantereine” au sein de la Communauté d’agglomération Paris-Valée de la Marne. 

 

Jean-François Tobias

 

Jean-François Tobias poursuit son rêve : trouver un lieu où installer ses pianos pour que des musiciens y répètent. 

Pas facile d'éviter le syndrome du collectionneur. Mais ce que souhaite surtout Jean-François Tobias, ingénieur agronome installé à Lançon-Provence, c'est sauver le maximum de pianos Erard, fabriqués de 1780 à 1959, sur lesquels ont composé Beethoven ou Liszt.


« J'ai fait mes premières gammes sur l'un des 120 000 qui ont été mis en circulation. Je ne peux me résoudre à voir partir au rebut ces instruments aux grandes qualités musicales », soupire le quinquagénaire. Dans ses hangars, il en stocke déjà 80, que peu à peu il remet en état.

« On m'appelle parce qu'il n'y a plus assez de place ou parce qu'il est cassé. Alors je vais les chercher », s'enthousiasme-t-il. Certains attendent depuis des années d'être opérés. D'autres sont disséqués pour faire des pièces détachées, inexistantes dans le commerce. Les plus beaux retrouvent leur première jeunesse dans l'espoir de voir des musiciens les adopter. « C'est plus facile de jouer sur un piano moderne. C'est comme avoir la direction assistée, regrette Jean-François Tobias, qui a appris il y a trois ans à réparer ces pianos sur des forums de discussion et les réseaux sociaux. Mais jouer Schubert sur un piano ancien apporte une autre couleur. »

Il faut donc convaincre les pianistes. « Je ne perds pas espoir. J'en trouve quelques-uns, se console-t-il. Il faut des instruments parfaitement réparés pour qu'ils soient séduits. »

 

JEAN MANIFACIER

 

Auteur | Metteur en scène C’est en pratiquant la scène dès son plus jeune âge et en collaborant avec tous les acteurs du spectacle vivant que Jean Manifacier forge les bases de son métier d’homme de théâtre. Depuis plus de vingt ans, il élabore et met en scène des spectacles qui mêlent musique classique et arts de la scène. Des années de rencontres et de productions qui l’emmèneront du théâtre des Champs Élysées où il réalise la scénographie des premiers Grands Prix Radio Classique avec Cécilia Bartoli, William Christie et Charlotte Rampling aux Jeunesses Musicales de France. Sous l’impulsion de Georges François Hirsch, il écrit et met en scène plusieurs projets de grande envergure avec l’orchestre de Paris avec lequel il collabore depuis plus de dix ans. Dans sa dernière création avec le prestigieux ensemble, il imagine une rencontre entre Wolfgang et Leopold Mozart qui donnera le spectacle Mozart l’Eternel avec Grégori Baquet et Sandrine Piau programmé en mars 2017 à la philharmonie de Paris et attirant plus de 10 000 spectateurs.

Il écrit également des concerts spectacles pour l’orchestre de l’Opéra de Rouen avec La leçon de conduite, d’Avignon avec Quand l’orchestre s’en mêle, de Cannes avec Quand le beau Danube change de couleur, l’orchestre Philharmonique Royal de Liège avec Le concert déconcertant ou bien encore l’orchestre Lamoureux ravissant plus de 8000 spectateur lors du Concert du 1er avril au Cirque d’Hiver. Il entame collaboration avec le chef d’orchestre Fayçal Karoui, qui pendant plus de dix ans lui donnera les moyens de réaliser des performances inédites avec l’orchestre de Pau Pays de Béarn. Une vingtaine de spectacles verront le jour et établiront les bases d’une forme de concerts populaires que Jean Manifacier écrit et met en scène. Il participe au projet L’orchestre prend ses quartiers pour lequel il scénographie la Symphonie fantastique de Berlioz et la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak captée par France Télévision. Il enregistre également L’Amour Masqué avec l’orchestre d’Avignon sous la direction de Samuel Jean pour les éditions Actes Sud dans le rôle de Lui. Dans le même temps, il collabore avec le pianofortiste Rémy Cardinale et son armée des Romantiques, avec le quatuor Modigliani, le quatuor Anches Hantées et le dessinateur Philippe Geluck. C’est sur la base de ces années de travail et des outils qu’il a élaborés au contact des musiciens classiques et chefs d’orchestres que Jean Manifacier décide en 2015 de créer un projet musical en direction d’un public qui ne va pas ou rarement au concert. Le projet prend le nom de : Autrement Classique et s’installe en Région centre Val de Loire. 

En octobre 2019 il interprète le rôle de Lélio avec l’orchestre symphonique de Mulhouse sous la direction de Jacques Lacombe et au mois de novembre il présentera sa mise en scène des Contes de ma mère l’Oye à l’opéra de Tours.

 

Télévision : Les paradis perdus doc 52mn Paris première (réalisation) L’orchestre prend ses quartiers France 3 national (écriture/mise en scène) Le chanteur de Mexico France 2 Discographie : Le petit voyage dans la lune (opéra de Lyon) L’amour masqué (Acte Sud)

 
Titre 6

CGV

AUTREMENT CLASSIQUE

Théâtre de l'Escabeau | Ferme de Rivotte

45250 Briare | 0676396382

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