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Samedi 11 octobre 20h00
Il m'arrive quelquefois, tout en faisant mon cours, de vouloir noter une idée qui me vient à l'esprit, suggérée par les mots et les associations ; mais le temps presse, je ne peux que la gribouiller à la hâte tout en continuant à parler, et elle demeurera illisible pour moi. Je perds ainsi beaucoup de temps à rattraper l'idée en fuite… Le plus souvent, la fugitive est à jamais perdue. Sans doute ne valait-elle pas la peine, l'idée perdue, qu'on la recherche si anxieusement ; ce n'est pas parce qu'elle est géniale qu'on la recherche, mais c'est sans doute parce qu'on la recherche et parce qu'elle est perdue qu'elle a l'air après coup si géniale ! Tout de même on la regrette. Et l'on se dit : celui qui aurait le loisir, la présence d'esprit, le sang-froid nécessaires pour noter une idée au moment où elle lui vient, disposerait d'une force immense, presque infinie !

Aline Bartissol

Jean Manifacier
Mompou — Charmes
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Pour endormir la souffrance
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Pour pénétrer les âmes
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Pour inspirer l’amour
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Pour évoquer l’image du passé
Paysages
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La Fuente y la campana
Préludes
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Palmiers d’étoiles
Dupont — Les heures dolentes
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La mort rôde.
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Nuit blanche, hallucinations
Fauré
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5ᵉ nocturne
Albéniz
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Évocation
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