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Le 22 avril 1785, Leopold Mozart quitte Vienne où il est allé rendre visite à son fils. Ils ne se reverront plus. Encore quelques lettres et le 28 mai 1887, Leopold meurt à Salzbourg. Wolfgang se trouve orphelin de ce père qu’il a tant aimé et tant craint. Le voilà libre et indépendant. Cette indépendance il la souhaite et la cherche désespérément depuis qu’il a quitté son maître, le Prince Archevêque Colloredo auquel Leopold, lui, sera resté attaché toute sa vie. Le génie de Mozart était sans doute trop grand pour s’épanouir dans les chaînes. Mais que serait devenu ce génie sans celui qui sa vie durant n’a eu de cesse de l’éduquer, de le conseiller, de le protéger au risque de l’étouffer ? Sans celui qui, l’exploitant, fit de son génie un art et du petit Wolferl, Wolfgang Amadeus Mozart le compositeur dont Joseph Haydn disait qu’il était le premier de son temps ? Leopold n’est pas un personnage secondaire, il n’est peut-être pas non plus ce que l’histoire a fait de lui, une figure sévère, un commandeur Janus. Ce soir, c’est grâce au théâtre et à une rencontre imaginaire que nous allons une dernière fois mettre en présence Leopold et Amadeus. Une rencontre qui aurait lieu à Prague entre deux répétitions de Don Giovanni. Père et fils entre reproche et tendresse, entre instant et éternité.

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UN CONCERT CLASSIQUE EMPREINT D’ESPRIT !

Depuis toujours vous cherchez à savoir le temps qu’il faisait lorsque Brahms a composé son opus 119 ? Savoir pourquoi Tchaïkovski n’a pas écrit une seule note de musique pour la clarinette ? Et surtout comprendre pourquoi on ne convie JAMAIS un comédien à partager la scène avec des musiciens ?

C’est par l’intermédiaire d’un présentateur érudit d’un anachronisme touchant (sorte de Monsieur Tati en smoking) que vous pénétrerez allègrement dans l’univers des oeuvres et de leur transcription.

C’est parce qu’il est un parfait reflet du public, de ses doutes et de ses interrogations, de ses jubilations, qu’il nous est d’emblée attachant et que nous le suivons dans sa pédagogie à rebours.

Sur un programme éclectique, le concert donne l’occasion au public de découvrir aussi bien des classiques de la musique que des chefs-d’oeuvre moins connus de grands compositeurs.

La musique y gagne dans tous les cas ; chacun ressort du concert heureux d’avoir appris en souriant, d’avoir découvert et entendu sans s’en rendre compte des oeuvres plus difficiles d’accès et d’avoir - c’est à notre sens l’essentiel - fait connaissance avec les interprètes.

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Partir de sa propre mémoire pour aller à la rencontre de Franz Schubert, c’est l’exercice auquel s’est livré Jean Manifacier sur le modèle du Je me souviens de Georges Perec. C’est à travers ses petits fragments de mémoire intime que le compositeur du Voyage d’hiver nous apparaitra, tour à tour inconnu ou familier, tout au long de ce concert invitant musiciens et spectateurs à se souvenir de Schubert.

LE CONCERT

 

Si Franz Schubert n’a pas le succès qu’on imagine de son vivant, il n’est pas non plus l’illustre inconnu de Vienne. Ses mélodies et sa musique de chambre sont appréciées par un cercle toujours plus grand d’amateurs qui l’entourent et lui font fête. Si les concerts sont rares où les œuvres de Schubert sont données en public, les réunions d’amis, sont elles, presque quotidiennes, et l’on boit et l’on chante et l’on improvise sur à peu près n’importe quoi !
Ce sont ce que l’on nommera communément les Schubertiades. 

 

C’est la forme que nous avons voulu donner à ce concert. Le piano, le violoncelle, la clarinette et la voix se mêleront aux souvenirs liés au compositeur et dessineront en creux une image intime de l’artiste.

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S’il est un homme attachant dès le premier abord, c’est bien le compositeur Francis Poulenc. À quoi cela tient-il ? En premier lieu à sa faconde puis à son air à la fois débonnaire et distingué. C’est une personnalité franche et directe qui ne pratique pas la langue de bois. Il écoute, il analyse, il brocarde ou il encourage avec toujours beaucoup d’esprit, les artistes de son époque. Sa production d’articles et critiques en tous genres est presque aussi abondante que son catalogue musical.

Nous allons accompagner le compositeur à travers ses écrits et découvrir que de la personne privée à la personne publique et jusqu’au personnage de théâtre, il n’y a qu’un pas. Et pour nous aider à le franchir, il y a le style et quel style! Truculent, imagé, vert quelquefois, il nous entraîne à travers le dédale des souvenirs, chez de vieux domestiques des environs de Moulin, dans les salons privés de quelques excentriques, ou dans l’intimité d’éminents personnages publics tel Jean Cocteau. Quel régal d’écouter Poulenc nous raconter sa jeunesse ; Poulenc nous parler de sa mère excellente pianiste qui lui donne très tôt le goût de Mozart, Schumann et Chopin ; Poulenc jeune dandy fréquentant les guinguettes du bord de Marne où il croisa peut-être le jeune Radiguet et s’encanailla à chanter pour son plaisir les airs à la mode de Polin, Christiné ou de Mayol, l’entendre croquer les mondains et railler les laudateurs de la mauvaise musique dans des articles à l’emporte-pièce.

 

Chez lui, bien souvent, nous voyons le profane côtoyer le sacré et à un opus prêt. Son amour pour la littérature et la poésie fait de lui un homme très exigeant dans ses choix. Ses fidélités artistiques et notamment celles portées à Denise Duval et Pierre Bernac, ses interprètes de prédilection, nous donne à entendre ce que la complicité apporte à l’interprétation. Pour conclure, je dirais que son regard sur la musique en général et les compositeurs de son temps reste pour nous, mélomanes d’aujourd’hui, une source inépuisable de jubilation.

Concerts scolaires

Les Journées du piano Romantique

Vendredi 1 octobre 14h00

Auditorium Jean Poulain

Ma mère l'Oye au pays des contes

Vendredi 26 novembre 20h00

CSC Chaillon sur Loire
 

Mozart l'Éternel

Vendredi 9 décembre 10h00 et 14h00

Auditorium Jean Poulain

Ma mère l'Oye au pays des contes

Vendredi 4 février 10h00 et 14h00

Auditorium Jean Poulain

Je me souviens de Schubert

Vendredi 1 avril 10h00 et 14h00

Auditorium Jean Poulain

J'écris ce qui me chante

Vendredi 9 juin 10h00 et 14h00

Auditorium Jean Poulain

les artistes invités

Atelier.heic

ATELIER DE RESTAURATION DE PIANOS

BUREAU AUTREMENT CLASSIQUE

46, rue de la Liberté 45250 Briare

 

 

Les 160 pianos Érard, Pleyel et Boisslot de la collection Jean-François Tobias sont hébergés gracieusement par la mairie de Briare. 

Les pianos que vous verrez et entendrez lors des concerts de la saison proviennent de cette collection.

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